La précommande est devenue un sujet sensible dans le milieu de la collection.

Ces dernières années, plusieurs boutiques ont fermé leurs portes en laissant derrière elles des clients qui avaient payé des figurines qui ne leur ont jamais été livrées. Les liquidations judiciaires d’entreprises bien connues sur les marchés européens et mondiaux ont notamment renforcé la méfiance des collectionneurs.

Certains ont perdu plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros dans des commandes passées parfois plus d’un an avant la date de sortie annoncée de leur produit.

Face à ces situations, de nombreux collectionneurs ont décidé de ne plus jamais précommander.

Cette réaction est compréhensible, mais elle pose un autre problème : dans un secteur où les figurines sont souvent fabriquées en quantités limitées, attendre leur arrivée en stock signifie prendre le risque de ne jamais pouvoir les obtenir.

La précommande n’est pas un modèle spécifique au marché des figurines de collection, elle est appliquée avec succès dans d’autres secteurs. Le danger qu’elle représente vient avant tout de la manière dont certaines boutiques demandent à leurs clients de payer les produits.

Il est possible de continuer à précommander tout en limitant fortement les risques. Pour cela, quelques principes simples doivent être respectés.

Nous vous proposons de passer ces différents aspects en revue afin de vous permettre de collectionner plus sereinement.

Pourquoi les collectionneurs se méfient-ils des précommandes ?

Lorsqu’un collectionneur paie intégralement une figurine qui ne sera disponible que dans douze, dix-huit ou vingt-quatre mois, il confie son argent à une boutique pendant une très longue période.

Pendant ce temps, il ne possède ni la figurine ni l’argent versé.

Si la boutique rencontre des difficultés financières, ne parvient pas à payer son fournisseur ou cesse ses activités, le client risque de ne jamais recevoir sa commande.

Le client découvre souvent le problème trop tard pour bénéficier de la protection de PayPal ou de l’émetteur de sa carte bancaire.

Les protections liées aux paiements ne sont pas illimitées. PayPal prévoit par exemple un délai de 180 jours pour ouvrir certains litiges concernant un produit non reçu. Or, de nombreuses figurines sont annoncées plus de six mois avant leur sortie.

Le paiement intégral effectué très longtemps à l’avance place donc le collectionneur dans une position particulièrement fragile.

La précommande reste pourtant indispensable

La précommande n’a pas pour but de permettre aux boutiques d’encaisser de l’argent avant la livraison.

Elle joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du marché des figurines de collection.

Elle permet au fabricant d’estimer la demande

De nombreuses figurines sont produites en édition limitée ou pendant une période de fabrication relativement courte.

Avant de lancer la production, le fabricant doit déterminer combien d’exemplaires seront fabriqués. Pour prendre cette décision, il se base notamment sur les commandes enregistrées par les distributeurs et les revendeurs.

Les précommandes lui permettent donc d’estimer plus précisément la demande.

S’il produit trop peu de figurines, de nombreux collectionneurs ne pourront pas obtenir la pièce recherchée. Le produit risque également de faire immédiatement l’objet d’une forte spéculation.

S’il en produit trop, les fabricants, les distributeurs et les boutiques peuvent se retrouver avec des quantités importantes d’invendus … qu’ils seront amenés à solder. Cela dévalorisera le produit et l’investissement des collectionneurs qui l’ont acheté.

Certains fabricants, comme Good Smile Company, expliquent ainsi clairement que les quantités produites pour une partie de leurs figurines sont définies en fonction du nombre de précommandes reçues.

Elle permet au collectionneur de réserver sa figurine

Pour le collectionneur, la précommande permet de s’assurer qu’un exemplaire lui sera réservé.

Une fois les précommandes clôturées, le fabricant peut limiter ou arrêter définitivement la production.

Les boutiques reçoivent alors une quantité déterminée. Lorsque tous les exemplaires sont réservés, le produit devient indisponible, parfois plusieurs mois avant sa sortie officielle.

Refuser toutes les précommandes présente aussi un risque

De nombreux collectionneurs nous expliquent aujourd’hui qu’ils ont renoncé aux précommandes par peur de perdre leur argent.

Ils nous contactent ensuite lorsque la figurine qu’ils souhaitaient acheter est finalement arrivée sur le marché.

Malheureusement, il est alors souvent trop tard.

La pièce peut déjà être épuisée chez le fabricant, le distributeur et l’ensemble des revendeurs officiels.

Le collectionneur doit alors choisir entre :

  • renoncer à la figurine ;
  • attendre une éventuelle réédition qui n’est pas garantie ;
  • payer un prix parfois beaucoup plus élevé sur le marché secondaire.

Cette situation est dommage, car le choix ne devrait pas se limiter à deux extrêmes :

  • payer intégralement une figurine très longtemps avant sa livraison ;
  • refuser toute précommande et risquer de ne jamais obtenir la pièce.

Il existe une solution plus équilibrée : réserver la figurine avec un acompte limité, puis payer le solde lorsqu’elle devient réellement disponible en boutique.

La précommande fonctionne très bien dans d’autres secteurs

Le principe de la précommande n’est pas propre aux figurines de collection.

Lorsqu’un client commande une voiture qui doit encore être fabriquée, il ne paie généralement pas la totalité du véhicule un an avant sa livraison.

Il verse un acompte lors de la commande, puis règle le solde lorsque la voiture est disponible chez le concessionnaire.

S’il souhaite financer son achat, le crédit est mis en place au moment du paiement du solde. Le client commence donc à rembourser son financement lorsqu’il reçoit son véhicule.

Il ne paie pas pendant un an une voiture qu’il ne peut pas encore conduire.

La même logique doit être appliquée aux figurines :

  1. le collectionneur verse un acompte pour réserver la pièce ;
  2. la boutique commande l’exemplaire auprès de son fournisseur ;
  3. le solde est demandé lorsque la figurine arrive ;
  4. le client paie comptant ou utilise un véritable paiement en plusieurs fois (Alma, Paypal, …) ;
  5. la figurine peut être expédiée immédiatement.

La précommande fonctionne donc correctement lorsque le paiement est organisé de manière raisonnable en respectant deux principes.

Premier principe : ne verser qu’un acompte avant l’arrivée du produit

Le moyen le plus simple de limiter les risques consiste à ne pas payer la totalité de la figurine tant qu’elle n’est pas disponible.

Un acompte permet de confirmer la réservation sans immobiliser inutilement l’ensemble du prix.

Pour une figurine vendue 500 euros, le risque n’est pas identique selon que le client a versé :

  • un acompte de 100 euros ;
  • ou la totalité des 500 euros.

La somme exposée reste beaucoup plus faible.

Pourquoi le paiement intégral à la réservation est-il risqué ?

Certaines boutiques imposent le paiement intégral dès la précommande.

Le client doit alors payer la totalité d’une figurine qui ne sera peut-être livrée que dix-huit mois plus tard.

Cette pratique transfère presque tout le risque vers le collectionneur.

La boutique dispose immédiatement de la totalité de l’argent. Le client, lui, doit attendre la fabrication et la livraison du produit.

Durant cette période, plusieurs problèmes peuvent survenir :

  • le fabricant peut prendre du retard ;
  • le distributeur peut réduire les quantités attribuées ;
  • la boutique peut manquer de trésorerie ;
  • la boutique peut ne pas payer son fournisseur ;
  • l’entreprise peut cesser ses activités ;
  • le délai de contestation du paiement peut expirer.

Le paiement intégral peut rester un choix proposé au client, mais il ne devrait pas être la seule manière de réserver une figurine dont la sortie est encore lointaine.

Deuxième principe : attendre l’arrivée du produit pour commencer un paiement en plusieurs fois

De nombreux collectionneurs pensent qu’ils doivent commencer à payer leur figurine plusieurs mois avant son arrivée afin de pouvoir répartir la dépense.

Ce n’est pas nécessaire.

Le client peut verser un acompte lors de la réservation, puis utiliser un véritable paiement en plusieurs fois lorsque la figurine arrive en stock.

Il peut alors recevoir immédiatement son produit, tout en remboursant son achat selon l’échéancier prévu.

Comment fonctionne un véritable paiement en plusieurs fois ?

Avec une solution comme Alma ou le Paiement en 4X de PayPal, le financement est géré par un organisme spécialisé qui vous avance la somme nécessaire pour régler le commerçant.

La boutique reçoit immédiatement le paiement intégral de l’achat. Le client rembourse ensuite l’organisme financier selon les conditions qu’il a acceptées.

Le contrat précise notamment :

  • le nombre de mensualités ;
  • le montant de chaque échéance ;
  • les éventuels frais ;
  • les conditions d’acceptation ;
  • l’identité de l’organisme qui fournit le financement.

Ce système est utile lorsque le produit est disponible.

Il permet au client d’étaler son paiement sans attendre la dernière mensualité pour recevoir sa figurine.

Pourquoi commencer le remboursement plus tôt est une mauvaise idée ?

Imaginons une figurine vendue 600 euros, dont la sortie est prévue dans douze mois.

Le client accepte immédiatement la mise en place d’un plan de paiement visant payer 50 euros par mois pendant un an.

À la fin du plan, le client aura payé 600 euros. Pourtant, la figurine ne sera peut-être toujours pas arrivée.

Le client aura donc payé la totalité du produit avant sa disponibilité.

Il aurait pu conserver lui-même les 50 euros chaque mois sur son compte bancaire, puis payer le solde à l’arrivée de la figurine.

Il aurait ainsi gardé le contrôle de son argent pendant toute la période de fabrication.

Quels sont les autres signaux d’alerte ?

Aucun élément ne suffit, à lui seul, à prouver qu’une boutique va faire faillite ou utilise des pratiques douteuses.

La prudence est cependant recommandée lorsque plusieurs signaux apparaissent en même temps.

Méfiez-vous des plans de paiement « maison »

Certaines boutiques organisent elles-mêmes des paiements mensuels pour les précommandes.

Elles envoient chaque mois un lien de paiement ou programment des prélèvements automatiques sur la carte bancaire du client.

Elles peuvent utiliser Stripe ou un autre service permettant de gérer des paiements récurrents.

Mais Stripe n’est alors qu’un outil d’encaissement.

L’utilisation de Stripe ne signifie pas que la boutique est devenue un organisme financier ni que le client bénéficie d’un véritable crédit à la consommation.

Dans la plupart des cas, le système fonctionne simplement de la manière suivante :

  1. la boutique divise le prix en plusieurs paiements ;
  2. elle encaisse directement chaque mensualité ;
  3. elle reçoit progressivement la totalité du prix ;
  4. le client attend toujours la fabrication de sa figurine.

Le risque n’est donc pas réellement réparti.

Le client paie simplement son produit à l’avance, en plusieurs morceaux.

Que dit la loi sur les paiements échelonnés ?

Une boutique ne peut pas improviser un crédit sur douze ou dix-huit mois comme elle créerait un simple abonnement.

En Belgique, les paiements échelonnés sur plus de deux mois entre dans le cadre du crédit à la consommation.

Une entreprise qui souhaite proposer elle-même de véritables crédits doit respecter des règles précises. Selon la formule utilisée, elle doit disposer du statut nécessaire de prêteur ou travailler avec un organisme autorisé.

L’accès au statut de prêteur est contrôlé par la FSMA, l’autorité belge des services et marchés financiers.

Ce n’est pas une simple formalité. L’entreprise doit présenter un dossier complet et répondre à des exigences concernant notamment ses dirigeants, son organisation et sa situation financière.

En France, les paiements sans frais répartis sur un maximum de trois mois bénéficient actuellement d’un régime plus simple.

Au-delà de trois mois, le paiement peut entrer dans le cadre du crédit à la consommation. Des règles supplémentaires doivent alors être respectées.

Ce qu’il faut retenir

Pour une petite boutique indépendante de figurines, il serait très inhabituel de disposer elle-même de toute l’organisation et l’agrément nécessaire pour exercer une véritable activité de crédit à la consommation.

À notre connaissance, les boutiques de figurines qui proposent des plans de paiement internes ne mettent généralement pas en avant :

  • un agrément comme prêteur ;
  • un organisme financier partenaire clairement identifié ;
  • un véritable contrat de crédit ;
  • une vérification de la capacité de remboursement du client ;
  • les informations normalement liées à un financement réglementé.

Il ne suffit pas d’envoyer un lien Stripe tous les mois pour proposer un véritable service de crédit.

Lorsqu’aucun organisme financier n’est clairement identifié, le client doit considérer que la boutique encaisse simplement le prix de la figurine à l’avance.

La question à poser est simple : quel organisme financier gère le crédit ?

Si la boutique ne peut pas répondre clairement, il ne s’agit probablement pas d’un véritable paiement fractionné comparable à celui proposé par Alma, PayPal ou une banque.

Ces informations correspondent aux règles applicables au moment de la publication de cet article. La réglementation européenne relative à certains paiements fractionnés évoluera à partir du 20 novembre 2026.

Une remise pour paiement intégral doit-elle vous inquiéter ?

Soyons directs : oui

Certaines boutiques proposent une réduction aux clients qui paient immédiatement la totalité de leur précommande.

La proposition peut sembler intéressante :

  • payer un acompte et conserver le prix normal ;
  • ou payer immédiatement et bénéficier d’une réduction.

Cette remise n’est pas gratuite pour la boutique. Elle accepte de réduire sa marge afin d’obtenir votre argent plus rapidement.

Cela montre au minimum que l’encaissement immédiat présente une valeur importante pour elle.

Cette pratique ne prouve pas automatiquement que la boutique est en difficulté. Elle peut néanmoins révéler un besoin important de trésorerie, surtout lorsque :

  • la réduction est élevée ;
  • la sortie du produit est encore très éloignée ;
  • la boutique multiplie ce type de promotion ;
  • des retards de livraison sont déjà signalés ;
  • le paiement intégral est fortement encouragé sur toutes les nouvelles précommandes.

Avant d’accepter, demandez-vous si la réduction proposée justifie réellement le risque supplémentaire.

Économiser 20 ou 30 euros ne justifie pas toujours de confier 500 euros à une boutique pendant dix-huit mois.

Une boutique ne peut pas repousser indéfiniment la livraison

La loi oblige le vendeur à annoncer une date ou un délai de livraison avant que le client passe sa commande.

Pour une précommande, cette information peut prendre la forme d’un mois, d’un trimestre ou d’une période estimée. En revanche, une boutique ne peut pas se contenter d’indiquer que le produit sera livré « lorsque le fabricant l’aura envoyé ».

La date ou la période annoncée au moment de la commande engage le vendeur.

Un retard du fabricant peut expliquer un décalage, mais il ne permet pas à la boutique de modifier indéfiniment la date de livraison sans laisser de choix au client.

Que peut faire le client lorsque la date est dépassée ?

Lorsque la date ou le délai annoncé est dépassé, le client peut demander à la boutique de livrer la commande dans un délai supplémentaire raisonnable.

Si la figurine n’est toujours pas livrée à la fin de ce nouveau délai, le client peut annuler la commande et demander le remboursement des sommes versées.

La boutique ne peut pas garder le client prisonnier de sa commande

Une boutique ne peut pas repousser continuellement la date de livraison tout en refusant toute annulation.

Elle ne peut pas non plus supprimer les droits prévus par la loi en imposant :

  • des frais d’annulation après l’expiration du délai;
  • un remboursement uniquement sous forme d’avoir ;
  • l’obligation d’attendre une annulation officielle du fabricant ;
  • une clause permettant de reporter la livraison sans aucune limite.

Le contrat lie le client à la boutique, et non au fabricant. C’est donc la boutique qui reste responsable de la livraison et du remboursement, même lorsque le retard trouve son origine chez son fournisseur.

Les retards sont fréquents dans le secteur des figurines, mais ils ne font pas disparaître les droits du consommateur.

Pourquoi Myth Factory applique-t-il une tolérance de six mois ?

Chez Myth Factory, la date affichée sur une fiche de précommande est une estimation.

Nous indiquons directement sur chaque page concernée que cette date peut évoluer.

Les fabricants de figurines sont malheureusement peu respectueux des calendriers annoncés lors de l’ouverture des précommandes. D’après notre expérience, un retard pouvant atteindre plusieurs mois reste courant dans le secteur.

Nous avons donc choisi une limite qui tient compte de cette réalité sans obliger le client à attendre indéfiniment.

Lorsque la date de livraison annoncée au moment de la commande est dépassée de plus de six mois, le client peut demander le remboursement intégral de sa précommande.

Aucuns frais d’annulation ne sont alors retenus.

Ce délai de six mois permet :

  • de laisser au fabricant une marge raisonnable pour terminer sa production ;
  • de tenir compte des retards habituels du secteur ;
  • de donner au client une date limite claire ;
  • d’éviter qu’une précommande reste ouverte sans fin.

Le fabricant doit pouvoir gérer un retard raisonnable. Le client doit, de son côté, toujours disposer d’une porte de sortie.

Les avis clients ne racontent pas toujours toute l’histoire

Les avis publiés sur Google, Trustpilot, Facebook ou d’autres plateformes peuvent aider à évaluer une boutique.

Mais il ne faut pas regarder uniquement la note moyenne.

Une boutique peut avoir livré correctement des milliers de commandes en stock tout en rencontrant de graves problèmes avec ses anciennes précommandes.

Lorsqu’une note commence à chuter, certaines entreprises demandent à un grand nombre de clients satisfaits de publier rapidement un avis positif.

Demander des avis authentiques à ses clients n’est pas nécessairement problématique.

Mais une arrivée soudaine de nombreux avis positifs peut noyer les alertes récentes sans résoudre les problèmes signalés.

Avant de précommander, examinez plutôt :

  • les avis publiés au cours des derniers mois ;
  • les commentaires qui concernent précisément les précommandes ;
  • les réponses apportées aux clients mécontents ;
  • les témoignages publiés dans les groupes de collectionneurs ;
  • les variations soudaines du nombre d’avis ;
  • les plaintes répétées concernant les mêmes problèmes.

Une bonne note historique ne garantit pas que la situation actuelle de la boutique est saine.

Les vérifications à effectuer avant de précommander

Identifiez la société qui exploite le site

Vérifiez la présence des informations suivantes :

  • le nom légal de l’entreprise ;
  • son adresse ;
  • son numéro d’entreprise ;
  • son numéro de TVA ;
  • son pays d’établissement ;
  • un moyen de contact fonctionnel.

N’hésitez pas à appeler le numéro de téléphone renseigné afin de vérifier la réactivité du service client. Ce sera l’occasion de poser toutes vos questions sur le fonctionnement effectif du système de pré-commande.

Regardez les avis les plus récents

Ne vous limitez pas à la note générale. Recherchez les avis qui parlent des précommandes, des remboursements et du service client.

Vérifiez le montant demandé à la réservation

Demandez-vous combien d’argent vous allez confier à la boutique et pendant combien de temps.

Identifiez le véritable fournisseur du paiement fractionné

Si une boutique propose un financement, le nom de l’organisme qui le gère doit être clairement indiqué.

Lisez les conditions d’annulation

Vous devez savoir :

  • quand vous pouvez annuler ;
  • si des frais seront retenus ;
  • si le remboursement sera effectué en argent ou sous forme d’avoir ;
  • quelle limite est prévue en cas de retard important.

Vérifiez la durée de protection de votre paiement

Ne supposez pas que PayPal ou votre carte bancaire vous protégeront jusqu’à la livraison.

Contactez votre prestataire de paiement ou votre banque pour connaître les délais applicables.

Comment fonctionnent les précommandes chez Myth Factory ?

Myth Factory est une société belge spécialisée dans les figurines et statues de collection depuis 2012.

Nous ne prétendons pas qu’une précommande est totalement dépourvue de risque.

Une figurine encore en cours de production n’offre jamais exactement la même sécurité qu’un produit déjà présent dans notre entrepôt.

Notre objectif est de réduire les risques en appliquant des règles simples et compréhensibles :

  • la date de livraison affichée est clairement présentée comme une estimation ;
  • un acompte est proposé pour les précommandes concernées ;
  • le solde est demandé lorsque l’arrivée de la figurine approche ;
  • le client peut utiliser un véritable paiement en plusieurs fois lors du règlement du solde ;
  • la figurine peut être expédiée dès qu’elle est disponible;
  • les nouvelles dates communiquées par les fabricants sont mises à jour lorsqu’elles sont disponibles ;
  • le client peut suivre l’évolution de la date de livraison de ses commandes depuis son espace personnel ;
  • un remboursement intégral peut être demandé lorsque la date annoncée lors de la commande est dépassée de plus de six mois ;
  • aucuns frais d’annulation ne sont retenus dans ce cas.

Le paiement intégral peut rester disponible pour les clients qui souhaitent régler immédiatement leur commande.

Mais il ne doit pas être confondu avec une obligation nécessaire pour réserver une figurine.

Conclusions

Faut-il arrêter de précommander des figurines ?

La réponse est non.

La précommande reste indispensable pour permettre aux fabricants de produire des quantités réalistes et aux collectionneurs de réserver les pièces qu’ils ne souhaitent pas manquer.

Le problème n’est pas de réserver une figurine.

Le problème est de confier la totalité de son prix à une boutique très longtemps avant sa disponibilité.

Il est donc préférable de continuer à précommander de manière prudente :

  • en réservant uniquement les pièces que vous souhaitez réellement obtenir ;
  • en limitant votre paiement à un acompte ;
  • en payant le solde lorsque le produit devient disponible ;
  • en commençant un éventuel paiement fractionné au moment de la livraison ;
  • en vérifiant les conditions d’annulation ;
  • en surveillant les avis récents ;
  • en refusant les commandes sans limite de retard.

Les deux règles essentielles à retenir

Règle numéro 1 : tant que la figurine n’est pas en stock, ne versez qu’un acompte.

Règle numéro 2 : ne commencez un paiement en plusieurs fois que lorsque la figurine est disponible et peut être expédiée.

Ces deux règles ne suppriment pas totalement les risques liés aux précommandes.

Elles permettent néanmoins de réduire fortement la somme confiée à la boutique et la durée pendant laquelle le collectionneur reste exposé.

Avant de réserver une figurine, ne vous demandez donc pas uniquement quelle boutique propose le prix le plus bas mais quelle boutique vous offre le sérieux nécessaire pour vous assurer une pré-commande dans les meilleures conditions.

À propos de l’auteur

Sébastien a créé Myth Factory en 2012. Il partage dans ces guides l’expérience acquise auprès des collectionneurs, fabricants et distributeurs spécialisés.